10 septembre :
Journée de repos à Cáceres. On déambule dans son austère Ciudad monumental, témoin de l'époque glorieuse des conquistadores. Contraste avec les sculptures colorées, en fibre de verre, commémorant les 500 ans de la mort de Christophe Colomb.
Longue sieste car nous sommes crevés après la journée d'hier. Nous parcourons encore 7 km dans la ville pour trouver une chambre à air et nous crevons en rentrant à l'auberge !
Ce soir, la température est de 34°C. La chaleur ne nous a jamais vraiment gênés bien que, dans l'après-midi, la température ait grimpé de 24 à 38°C (à l'ombre, bien entendu). C'est surtout dans les côtes en montagne qu'on se rend compte qu'il fait chaud !
11 septembre :
8:15 : départ de Cáceres pour 93 kilomètres.
Le paysage est agréable (moutons, murets, oliviers, col près de Montanchez) mais la route est en travaux sur des kilomètres. Pour éviter les travaux, nous empruntons sur près de 10 km un chemin le long d'un canal d'irrigation.
Nous ne sommes plus en Espagne mais aux Pays-Bas ! Soleil et bains de pied en plus !
Nous filons vers Santa Amalia, haut lieu de la transformation de la tomate. Des tomates, on ne voit plus que ça : dans les camions, sur la route, dans les usines ...
Santa Amalia n'est pas terrible mais ici, ça sent déjà l'Andalousie : palmiers, ruelles blanches, toits plats, patios, barreaux aux fenêtres, flamencos à la radio...
On annonce de la pluie pour demain. Tiens, tiens, c'est quoi encore la pluie ?
12 septembre :
Pas besoin de se protéger du soleil aujourd'hui: le temps est bel et bien couvert.
Rizières, maïs, figuiers, vignes, et encore des camions et des camions de tomates !
Un col et une belle descente puis, ça n'en finit pas de monter...
Arrêt sieste interrompu par ... la pluie. 20 kms à plein gaz sous la pluie jusqu'à Villafranca de los Barros. Dans la précipitation, nous avons oublié de protéger 2 de nos fontes. Leur contenu est trempé!
Nous arrivons dégoulinants. Une "pélerine" belge nous montre ce qui sera probablement notre chambre à la Casa Perin (la patronne est introuvable). Finalement, c'est bien ça et nous ne pouvions rêver mieux pour une auberge de pélerins: salle de bains privée, télévision, 3 pièces !
Et puis, si vous passez par là, allez manger chez Jero. Le patron est sympa, on y parle football et on regarde du foot à la télévision ... comme à Séville ! J'ai eu le malheur de dire que l'équipe belge ... je n'ai pas pu terminer ma phrase !
77 kilomètres.
13 septembre :
A partir de Fuente del Maestre, route géniale : ça monte, ça descend, ça serpente dans les vignes. Dégustation sous les amandiers. C'est ainsi jusqu'à Zafra.
Petit tour dans la ville maure. Que c'est beau !
Après Medina del Torrès, une route minuscule nous conduit à Fuente de Cantos. Figuiers, vignes, fincas isolées.
Nous nous empiffrons de figues.
Quand nous nous arrêtons dans un petit village pour casser la croûte, c'est le plus souvent un petit vieux qui vient nous saluer et s'enquérir de notre destination. Il a toujours plein de conseils à nous donner (n'allez pas trop vite, mangez des bananes ...) . Il nous quitte en nous souhaitant bonne chance, puis va tout raconter à un autre, qui s'amène tranquillement, mine de rien, et nous pose les mêmes questions ... Plaisir des rencontres.
La route se poursuit par de courtes descentes à 60 km/heure suivies de courtes montées à 5 km/heure, parfois en poussant le vélo ! Quand la carte indique une sierra, il faut le croire !
Puis, nous roulons sur des crêtes : horizon dégagé à 360°. De gros nuages menaçants nous obligent à accélérer et nous arrivons, encore une fois dégoulinants, à Fuente de Cantos. Nous logeons au couvent San Diego avec 2 pèlerins allemands (dont un ronfleur) et une espagnole. Ils passent beaucoup de temps à panser leurs pieds. Ils ne sont pas sûrs de pouvoir reprendre la route le lendemain ... Dans la chapelle, il y a aussi un musée consacré à Zurbaran dont nous retrouverons des oeuvres dans la cathédrale de Séville.
Aujourd'hui, 61 kilomètres seulement.










